Sur les traces de Cartier

Sur les traces de Cartier

Le 19 septembre 1535, lors de son deuxième voyage, Jacques Cartier quitte Stadacona et remonte le fleuve vers Hochelaga. Pendant sa navigation, il est frappé par l’abondance des vignes sauvages : il y a «tant de vignes chargées de raisins le long du fleuve, qu’il semble mieux qu’elles y aient été plantées de main d’homme qu’autrement; mais pour ce qu’elles ne sont cultivées ni taillées, ne sont les raisins si doux, ni si gros que les nôtres».

C’est la vigne des rivages (Vitis riparia), plante indigène du Canada sont les baies restent âpres et acides même lorsqu’elles sont bien mûres.

La vigne de mon jardin est un hybride, mais j’aime penser qu’elle garde quelques gènes de ce cultivar.

En fait c’est la vigne du voisin, qui a grimpé par-dessus la clôture et a accroché de grosses grappes de notre côté, là où il y a du soleil… Je les regarde mûrir. Je médite une recette, une pâte de fruits dense et acidulée… Manière de goûter les fruits de la saison, mais aussi le temps long de l’histoire.

Dessin L.H. Bailey, Sketch of the Evolution of our Native Fruits (1898)

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